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Accueil / Catalogue / Techniques écologiques / Mise en oeuvre / Isolation

Lorsque l’espace situé entre le toit et le plancher représente une ou des pièces de vie on parle de combles habitables.
Deux possibilités d’isolation sont envisageables :
Par contre, lorsque l’espace situé entre le toit et le plancher n’est pas utilisé, on parle de combles perdus.
Dans ce cas il existe deux techniques d’isolation :
Concernant les toitures terrasses, l’isolation doit toujours se faire par l’extérieur et en aucun cas par l’intérieur.
L’isolation des murs se pratique de 2 façons :
Par l’intérieur
Par l’extérieur
Une bonne isolation doit toujours être couplée avec une bonne ventilation (vmc simple flux, vmc double flux, aération naturelle…).
Il est vrai que le renouvellement de l’air représente un poste important au niveau des pertes de chaleur seulement une ventilation efficace permet de limiter les risques de condensation , d’odeurs ( en général désagréables) dans l’habitation tout en bénéficiant d’une bonne qualité d’air .
La ventilation permet également d’éviter les désagréments causés par l’humidité tels que le développement des moisissures, le décollement des papiers peints….
Les performances thermiques d’une fenêtre sont établies suivant des critères multiples tels que le type de menuiserie, de vitrage, la qualité de l’installation de la fenêtre, mais aussi le type de volets utilisés (ils réduisent les pertes calorifiques nocturnes, limitent la température intérieure l’été).
Contrairement aux anciennes fenêtres, les modernes (pvc, alu, bois) sont équipées de garnitures d’étanchéité qui ont de bons résultats en termes de perméabilité à l’air et d’étanchéité à l’eau. Cependant, le fait d’améliorer l’étanchéité à l’air implique la suppression des courants d’air et dans ce cas il faut avoir recours à une ventilation contrôlée qui se chargera de l’aération de l’habitation.
Concernant le vitrage par lui-même 2 options sont possibles :
Pour améliorer l’efficacité de l’isolation des vitres sans changer les menuiseries, on peut :
La performance des fenêtres s’exprime par le coefficient de transmission thermique : Uw. Plus le chiffre est bas et plus l’isolation des fenêtres sera efficace.
Afin de déterminer quel type d’isolation conviendra le mieux au plancher il faut au préalable en estimer la qualité thermique et ce grâce à des éléments tels que la nature du plancher, la nature des connexions entre le plancher et les parois verticales attenantes et à la présence et composition d’un hypothétique volume d’air sous le plancher.
En règle générale, l’isolation des sols est étudiée dès la conception de l’habitation et plusieurs techniques d’isolation sont possibles à ce stade comme l’isolation à intégrer sur la sous-face du plancher, l’isolant sous dalle flottante. Cependant certains travaux pour pallier aux lacunes sont possibles. Lorsqu’il s’agit d’un plancher posé sur un terre-plein la seule solution est d’appliquer un isolant sous dalle flottante.
L’opération est plus facile si on doit isoler un plancher sur vide sanitaire. Le vide sanitaire est un espace d’une dizaine de centimètres de hauteur situé entre le sol et le plancher bas d’un bâtiment. Cet espace peut être accessible ou non et sert d’isolant. Le vide sanitaire est ventilé grâce à des bouches d’aération qui permettent d’éliminer l’humidité provenant du sol. Il suffit d’appliquer l’isolant sur le plafond du vide sanitaire. On procède de la même façon lorsqu’il s’agit d’isoler un plancher au dessous duquel se trouve une pièce non chauffée telle que le garage ou la cave.
Un pont thermique est une rupture de la barrière isolante que l’on retrouve essentiellement aux points de raccords des différentes parties de l’enveloppe du bâtiment.
Depuis 1974, une réglementation thermique est à appliquer à tous les bâtiments neufs. Celle-ci a été modifiée et est entrée en vigueur le 1er septembre 2006 sous le nom de RT 2005.Elle vise à réduire les consommations d’énergie des logements nouvellement construits.
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Isolation
Catégorie techniques écologiques : Mise en oeuvre
- Tout d’abord, il faut savoir qu’un isolant est un matériau qui ne conduit pas la chaleur.
Pour choisir son isolant, il est conseillé de prendre connaissance des informations notées sur l’étiquette du produit notamment la résistance thermique (R). Plus le chiffre « R » est élevé et plus le produit est isolant.
La résistance thermique s’exprime en m².K/W : elle s’obtient par le rapport de l’épaisseur en mètres sur la conductivité thermique x du produit. Plus l’épaisseur de l’isolant est importante, plus sa résistance thermique est élevée et plus son coefficient de conductivité est faible.
Certains isolants sont des produits certifiés (ACERMI…) ce qui garantie performance et qualité.
- Une bonne isolation thermique a des répercutions favorables tant sur le confort de vie que sur l’environnement ou encore sur la consommation de chauffage et donc sur les économies financières réalisables.
La réduction de la facture consacrée au chauffage commence donc par une habitation bien isolée car l’énergie nécessaire pour atteindre une température agréable nécessitera moins d’énergie que pour une maison mal ou peu isolée.
Une bonne isolation est aussi un geste écologique (encore plus si on utilise des isolants écologiques) car elle permet une diminution des besoins et donc préserve les ressources énergétiques et limite aussi les émission de gaz à effet de serre.
L’isolation permet d’atteindre un niveau de confort supérieur à une maison où l’isolation a été négligée et ce en supprimant l’effet « parois froides » que l’on retrouve au niveau des vitrages, planchers et murs.
- L’isolation permet de limiter les déperditions de chaleur. Certaines zones de la maison sont très sensibles et l’isolation doit y être rigoureuse.
- Le toit : il représente environ 30% des déperditions de chaleur
Lorsque l’espace situé entre le toit et le plancher représente une ou des pièces de vie on parle de combles habitables.
Deux possibilités d’isolation sont envisageables :
- Isolation sous rampants avec parement de finition : l’isolant se pose en une couche sous la charpente ou en deux couches, l’une entre les chevrons et la seconde sous les chevrons. Un espace d’au minimum 3cm doit être respecté entre l’isolant et la couverture afin de laisser circuler l’air.
- Isolation sur toiture : se fait grâce à des panneaux de toiture porteur qui sont composés du support ventilé de couverture, de l’isolation et si besoin, d’un parement de sous face. Parfois un pare vapeur est nécessaire, dans ce cas il doit être fixé coté intérieur du logement. Il faut savoir que celui-ci peut être indépendant ou intégré à l’isolant.
Par contre, lorsque l’espace situé entre le toit et le plancher n’est pas utilisé, on parle de combles perdus.
Dans ce cas il existe deux techniques d’isolation :
- Isolation sur le plancher : l’isolant est posé directement sur le plancher en une ou deux couches et protége l’étage inférieur.
- Isolation entre les solives : l’isolant est posé entre les solives .L’isolant situé entre les solives à la même épaisseur que ces dernières. Pour éviter les ponts thermiques, on pose une seconde couche perpendiculairement.
Concernant les toitures terrasses, l’isolation doit toujours se faire par l’extérieur et en aucun cas par l’intérieur.
- Les murs : ils représentent environ 25% des déperditions de chaleur
L’isolation des murs se pratique de 2 façons :
Par l’intérieur
Par l’extérieur
- Par L'intérieur:
Cette forme de pose présente quelques contraintes telles que la réduction (légère) de la surface habitable.
Pour l’isolation intérieure, il existe des techniques qui seront à choisir selon la qualité de vos murs.
S’ils sont irréguliers, il faudra les recouvrir d’un isolant et monter une contre-cloison.
S’ils sont réguliers, on pourra poser des panneaux combinant isolant et parement. A savoir que l’on peut améliorer le résultat escompté en laissant un espace libre entre le mur et le panneau qui permettra une circulation de l’air. Ici, fixer une contre cloison est inutile.
- Par l'extérieur:
L’isolation par l’extérieur permet d’éliminer un grand nombre de ponts thermiques, de protéger les murs des variations climatiques et de ne pas réduire la surface habitable.
Cette technique est plus onéreuse que l’isolation intérieure mais aussi plus efficace. Cependant, elle modifie l’aspect extérieur du bâtiment et nécessite l’obtention d’un permis de construire ou un déclaration préalable de travaux.
Plusieurs techniques sont envisageables : enduit mince sur isolant, enduit hydraulique sur isolant, parement sur isolant, enduits isolants, les vêtures…
- Le renouvellement de l’air: il représente environ 20% des déperditions de chaleur
Une bonne isolation doit toujours être couplée avec une bonne ventilation (vmc simple flux, vmc double flux, aération naturelle…).
Il est vrai que le renouvellement de l’air représente un poste important au niveau des pertes de chaleur seulement une ventilation efficace permet de limiter les risques de condensation , d’odeurs ( en général désagréables) dans l’habitation tout en bénéficiant d’une bonne qualité d’air .
La ventilation permet également d’éviter les désagréments causés par l’humidité tels que le développement des moisissures, le décollement des papiers peints….
- Les vitres : elles représentent environ 13% des déperditions de chaleur
Les performances thermiques d’une fenêtre sont établies suivant des critères multiples tels que le type de menuiserie, de vitrage, la qualité de l’installation de la fenêtre, mais aussi le type de volets utilisés (ils réduisent les pertes calorifiques nocturnes, limitent la température intérieure l’été).
Contrairement aux anciennes fenêtres, les modernes (pvc, alu, bois) sont équipées de garnitures d’étanchéité qui ont de bons résultats en termes de perméabilité à l’air et d’étanchéité à l’eau. Cependant, le fait d’améliorer l’étanchéité à l’air implique la suppression des courants d’air et dans ce cas il faut avoir recours à une ventilation contrôlée qui se chargera de l’aération de l’habitation.
Concernant le vitrage par lui-même 2 options sont possibles :
- Soit le double vitrage classique qui se présente sous la forme de 2 vitres séparées par une zone d’air : cela réduit l’effet de paroi froide et diminue la condensation et les déperditions thermiques à travers les fenêtres.
- Soit le double vitrage à isolation renforcée ou à faible émissivité.
Pour améliorer l’efficacité de l’isolation des vitres sans changer les menuiseries, on peut :
- Appliquer la technique du survitrage, c’est à dire ajouter une vitre à la fenêtre déjà posée. Il faut savoir que cela apporte un poids non prévu et peut gêner l’efficacité de l’ensemble.
- Changer la vitre d’origine par une vitre double vitrage dit de « rénovation »qui s’adaptera aux éléments restants. Notons que les risques d’alourdir l’ouvrant sont identiques à ceux de survitrage.
On peut aussi changer de fenêtre tout en conservant le dormant d’origine ou la remplacer totalement lorsqu’elle est en piètre état.
La performance des fenêtres s’exprime par le coefficient de transmission thermique : Uw. Plus le chiffre est bas et plus l’isolation des fenêtres sera efficace.
- Les sols : ils représentent environ 7% des déperditions de chaleur
Afin de déterminer quel type d’isolation conviendra le mieux au plancher il faut au préalable en estimer la qualité thermique et ce grâce à des éléments tels que la nature du plancher, la nature des connexions entre le plancher et les parois verticales attenantes et à la présence et composition d’un hypothétique volume d’air sous le plancher.
En règle générale, l’isolation des sols est étudiée dès la conception de l’habitation et plusieurs techniques d’isolation sont possibles à ce stade comme l’isolation à intégrer sur la sous-face du plancher, l’isolant sous dalle flottante. Cependant certains travaux pour pallier aux lacunes sont possibles. Lorsqu’il s’agit d’un plancher posé sur un terre-plein la seule solution est d’appliquer un isolant sous dalle flottante.
L’opération est plus facile si on doit isoler un plancher sur vide sanitaire. Le vide sanitaire est un espace d’une dizaine de centimètres de hauteur situé entre le sol et le plancher bas d’un bâtiment. Cet espace peut être accessible ou non et sert d’isolant. Le vide sanitaire est ventilé grâce à des bouches d’aération qui permettent d’éliminer l’humidité provenant du sol. Il suffit d’appliquer l’isolant sur le plafond du vide sanitaire. On procède de la même façon lorsqu’il s’agit d’isoler un plancher au dessous duquel se trouve une pièce non chauffée telle que le garage ou la cave.
- Les ponts thermiques : il représente environ 5% des déperditions de chaleur
Un pont thermique est une rupture de la barrière isolante que l’on retrouve essentiellement aux points de raccords des différentes parties de l’enveloppe du bâtiment.
Depuis 1974, une réglementation thermique est à appliquer à tous les bâtiments neufs. Celle-ci a été modifiée et est entrée en vigueur le 1er septembre 2006 sous le nom de RT 2005.Elle vise à réduire les consommations d’énergie des logements nouvellement construits.
Autres fiches techniques écologiques : Chaux - Sables - Chanvre - Terre crue
Autres catégories techniques écologiques : Energie renouvelable - Toiture - Equipement - Construction éco
Autres catalogues liés à la construction écologique : Produits - Matériaux - Astuces
